Notre histoire (version longue)
Célébration: à 10 h tous les dimanches
118 Boul du Plateau, Gatineau, QC J9A 3G2, Tél: (819) 771-7871
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NOTRE HISTOIRE (Version longue)

C’est en 1950 que débute l’histoire de notre Église. Un pionnier de l’Évangile au Québec, Wilfred Wellington et son épouse Edna, ont un fardeau pour la population francophone de l’Outaouais jusqu’alors sans témoignage pour l’Évangile. Fondateur de l’Église de Val-d’Or et associé à l’Association d' Églises baptistes évangéliques du Canada, il déménage dans l’ancienne ville de Hull dans le but de débuter une nouvelle œuvre. Une Église baptiste anglophone devenue libérale, avait existé à Hull jusque dans les années 1940. Le bâtiment de l’Église situé sur la rue Jogues, secteur St-Jean Bosco, fut détruit à la fin des années 1960. À la fin de 1950, en compagnie de deux autres croyants anglophones d’Ottawa, Ann Humble et Charles Carpenter, des rencontres débutent avec un fardeau pour évangéliser les francophones de la région.

En octobre 1951, l’Église est officiellement fondée avec une poignée de croyants. L’Église unilingue anglaise devient rapidement bilingue. En 1952, cette dernière fait l’acquisition d’un petit bâtiment sur le boulevard Montclair à Hull. Elle porte alors le nom de « Montclair Boulevard Baptist Church », ce qui se traduisait « Église baptiste Montclair de Hull ». À la fin des années soixante, un ingénieur récemment converti, Saunders Giberson, se joint à l’Église avec sa jeune famille, s’y impliquant activement. Les années soixante ont vu plusieurs conversions, malgré beaucoup d’opposition, de persécutions et de grandes difficultés. Des ministères de clubs bibliques pour enfant sont mis sur pied et le pasteur Wellington évangélise de porte en porte de façon systématique les différents quartiers de la ville. En 1960, le petit bâtiment du boulevard Montclair devient trop étroit. L’Église bilingue fait alors l’acquisition d’un terrain au coin des rues Jeanne d’Arc et Richelieu, à un prix raisonnable. Le bâtiment est complété en 1961, ce qui représente un grand défi à l’époque pour le nombre restreint de croyants.

À l’automne 1963, un autre pionnier de l’Évangile au Québec, Thomas Carson, originaire de l’Irlande et ayant grandi à Ottawa, quitte le ministère pastoral à Drummondville pour venir travailler comme traducteur au gouvernement fédéral. Il s’implique activement dans l’Église avec son épouse Margaret, appuyant le ministère du pasteur Wellington. Suite à des résultats décourageants, ce dernier quitte en 1967 pour un autre ministère au Québec. Thomas Carson s’occupe de prendre soin du troupeau tout en maintenant son emploi, et ceci en prêchant régulièrement quatre fois le dimanche, en français et en anglais aux célébrations du matin et du soir. En 1971, un jeune pasteur originaire de l’Ontario, Philip Knox, prend la direction de l’Église. Voyant peu de résultats, il quitte en 1973. Avec les mois qui passent, le besoin d’un leadership plus solide et avec une plus grande vision devient évident pour les membres de l’Église. Elle fait alors appel à Jacques Alexanian de Sherbrooke, originaire de France qui s’était installé en Estrie en 1963 après ses études théologiques aux États-unis. C’est en 1974 qu’il débute son ministère à l’Église de Hull avec la vision de voir d’autres Églises baptistes évangéliques naître dans la région.

Quelques mois après son arrivée, avec la suggestion des frères anglophones, l’Église devient exclusivement francophone. Les croyants de langue anglaise décident de donner le bâtiment au groupe francophone, avec une somme de 5 000$ en banque. Avec l’aide des Églises d’Ottawa, les croyants de langue anglaise débutent une nouvelle Église à Aylmer l’année suivante. Cette même année, le pasteur Alexanian fait appel à Guy Lavoie, jeune diplômé de l’Institut Biblique Béthel, pour venir œuvrer sur les campus étudiants et parmi la jeunesse. L’Esprit de Dieu se met alors à souffler dans l’Outaouais et sur tout le Québec; plusieurs jeunes et moins jeunes se convertissent dans les années 1975 à 1980. Le bâtiment devenant trop petit, et plusieurs croyants habitant dans l’ancienne ville de Gatineau, des réunions de prière y débutent. Ceci conduit à la naissance d’une première Église fille en 1977, l’Église baptiste évangélique de Gatineau.

La même année, le programme de serviteur en formation voit le jour en collaboration avec le Séminaire baptiste évangélique du Québec (SEMBEQ). À la fin des années 70, après sa retraite du gouvernement fédéral, Thomas Carson est nommé pasteur associé. Il reçoit le titre de pasteur honoraire au milieu des années 80, demeurant très actif dans les visites et la prédication jusqu’à son décès en 1992. En 1978, avec l’aide de l’Église de Gatineau, deux nouvelles Églises filles viennent au monde : l’Église baptiste évangélique de la Lièvre à Buckingham, et l’Église baptiste évangélique de l’Est de l’Ontario. Pendant cette période, l’œuvre étudiante bat son plein et Dieu ajoute à l’Église de Hull plusieurs croyants franco ontariens, ce qui conduit à la naissance de l’Église baptiste évangélique du Bon Berger à Vanier en 1981. Cette dernière est déménagée à Orléans en 1995.

Parmi les nombreux étudiants qui se convertissent pendant les années 70, deux jeunes frères, André et Pierre Constant se joignent à l’Église. En 1978, André, suite à ses études en administration à l’Université du Québec, s’engage dans le programme de Serviteur en formation sous la supervision de Jacques Alexanian. Il deviendra pasteur en 1983 après avoir complété son baccalauréat en théologie. Pierre, pendant cette période, termine ses études universitaires à Ottawa. Il devient serviteur en formation en 1982 et pasteur adjoint en 1986. En 1988, il complète une maîtrise en études théologiques du Nouveau Testament à Chicago. À l’automne 1997, il retourne aux études à temps plein pour l’obtention de son doctorat en Nouveau Testament et complète sa thèse doctorale en 2001.

Depuis 2004 il enseigne la théologie du Nouveau Testament au Toronto Baptist Seminary. Il sert présentement comme ancien à l’Église depuis 2004. La décennie des années 80 en est une de consolidation et d’affermissement suite à la naissance des Églises filles. De 60 personnes suite à la naissance de l’Église du Bon Berger, l’assistance atteint 130 personnes en 1990. Pendant cette période, l’Église commence à prier pour un nouveau bâtiment éventuel. Elle a à cœur de se reloger dans le but d’atteindre plus de gens et d’être plus visible. Pendant ce temps, plusieurs croyants de l’extérieur de la région se joignent à nos rangs.

De l’automne 1992 au printemps 2006, l’Église s’est réunie à l’école secondaire Philémon Wright, après avoir eu deux célébrations le dimanche matin pendant plus de deux ans et demi. Après plusieurs années d’économies, de recherches et de prières, c’est en juillet 1993 que l’Église fait l’acquisition d’un terrain de trois acres, à l’époque situé sur le boulevard des Frênes (maintenant le boulevard du Plateau), dans le secteur ouest de Hull, près des limites de l’ancienne ville d’Aylmer. Pour mieux refléter la réalité actuelle de notre emplacement, le nom de notre Église a été changé en septembre 2006 en celui de l’Église chrétienne du Plateau après avoir porté le nom de l’Église baptiste évangélique de Hull de 1998 à 2006.

En 2004, le Conseil de l’Église a travaillé à l’élaboration d’une vision renouvelée et précise telle que décrite dans notre énoncé de mission. L’Église chrétienne du Plateau est membre d’une grande famille d’Églises, l’Association d’Églises baptistes évangéliques au Québec (qui fait elle-même partie d’une famille de plus de 500 d’Églises à travers le Canada, « The Fellowship of Evangelical Baptist Churches of Canada ». Elle est reconnue par l’enseignement de la Parole de Dieu et sa générosité manifestée de diverses façons. Beaucoup de besoins restent à combler. Notre Sauveur Jésus, le Souverain Pasteur qui bâtit son Église, suscitera en son temps les ressources pour répondre à ceux-ci jusqu’à son retour. Nous ne pouvons que louer Dieu et lui rendre grâce pour sa fidélité et son œuvre dans son Église et dans toute notre région, depuis maintenant soixante-deux ans. 

 

À lui seul soit la gloire!